Balance pour représenter la justice

Le Cabinet défend une mère qui s’enfuit au Mexique avec son enfant mineur pour échapper au père

Jugement rendu par le Tribunal correctionnel de Bordeaux le 25 octobre 2022

N°12059000197

Fin octobre 2012 Madame M. quittait précipitamment le territoire français accompagné de son fils âgé de 8 ans et se rendait au Mexique afin de fuir un ex-compagnon violent.

Cet acte particulièrement brutal était la résultante d’une série de dénonciations auprès des services d’enquête de violences psychologiques dont Madame M. et son fils était victime depuis de nombreuses années.

Quelques jours auparavant Madame M. devait remettre son enfant au père pour le week-end dans un contexte électrique mais en vertu d’une décision du juge aux affaires familiales.

Or, à son arrivée, elle indiquera aux enquêteurs pour justifier son geste que Monsieur se tenait devant le domicile, armé d’un fusil et accompagné de plusieurs individus.

Se sentant cette fois en danger de mort et n’imaginant pas que la Justice serait en mesure de la protéger, Madame M. pris la décision de s’enfuir avec son fils et de s’envoler pour le Mexique loin d’un environnement toxique.

Afin de protéger sa famille elle ne dévoila jamais son lieu de destination.

Durant 10 ans Madame M. éleva son fils seule, ignorant que le père avait déposé plainte et qu’un mandat d’arrêt international avait été émis à son encontre.

A la majorité du jeune homme, ils rentrèrent en France fin 2022 et Madame fut interpellé à l’aéroport.

Elle apprit qu’elle avait été condamnée par défaut en novembre 2014 à deux ans d’emprisonnement pour non-représentation d’enfant aggravée par le fait que l’enfant était retenu en dehors du territoire national. 

Le Cabinet intervenait lors de la présentation de Madame M. devant le Procureur de BORDEAUX Madame M. formait opposition au jugement afin d’obtenir la possibilité d’être jugée en sa présence.

Si le Procureur sollicitait le placement en détention provisoire de notre cliente, cette dernière était finalement placée sous contrôle judiciaire par le Juge des libertés et de la détention.

Le 25 octobre 2022 Madame M. était finalement condamnée à une peine d’un an d’emprisonnement aménagé sous la forme d’un bracelet électronique et 3.000 euros d’amende.

La présentation du contexte dans lequel s’est inscrit cet acte extrême, la souffrance de Madame M. à la barre ont certainement contribué à cette diminution de peine significative.

derniers articles

Le cabinet intervient devant la Cour d’assises des mineurs de la Gironde dans une affaire de violences aggravées ayant entrainé la mort de la victime

Le 4 décembre dernier, Me MAURIN GOMIS intervenait dans l’intérêt de Monsieur Gaëtan B. dans le cadre d’une affaire de...

En savoir plus

Report d’un dossier de viols en récidive devant la Cour d’assises de la Gironde

Le 24 novembre dernier, Me MAURIN GOMIS, aux côtés de Me Marine GAUTREAU, intervenait dans l’intérêt de Monsieur Nino C....

En savoir plus

Le cabinet obtient la relaxe dans un dossier de détention d’images pédopornographiques

Tribunal correctionnel de Foix Audience du 25 novembre 2025 Monsieur D. était renvoyé devant le Tribunal correctionnel de FOIX du...

En savoir plus

anthony maurin-gomis

Avocat à la cOur

Lun – Ven 8h-20h

Si urgence 7J/7 – 24H/24

Contacter le cabinet

anthony
maurin-gomis

9 Rue Servandoni, 33000 Bordeaux